Un club pour les PME à la CdC de Montesquieu

Une vingtaine de patrons créent le premier club d'entreprises du territoire.

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« C'est le club des gens qui n'ont pas le temps » : en présentant le club des entreprises de la Communauté de communes de Montesquieu, Entreprendre en pays de Montesquieu, Jean Labant, son président, a sans doute prévenu l'objection la plus immédiate à ce genre d'initiative.
C'est que le patron est toujours pressé. Surtout celui des petites et moyennes entreprises, qui forment le gros des 3 000 à 4 000 sociétés implantées dans les 13 communes de la communauté.
Il y a en de plus grosses, mais « elles ne sont pas vraiment intéressées par le club. Certaines nous soutiennent, mais n'en n'attendent rien », explique Jean Labant. Lui-même est spécialisé dans l'immobilier d'entreprise, le Crédit agricole a délégué des représentants au bureau, ainsi que le SCP des Notaires de Léognan, ou Low Cost, société du Net spécialisée dans les produits destinés aux entreprises qui n'ont pas de CE.

 

Recruter et transmettre 
Certains viennent d'autres clubs, celui des Graves ou Arc Sud Développement. Ils en ont repris les objectifs généraux : il est question de synergies, de dynamiser le tissu économique, de rompre l'isolement des petits patrons, d'examiner aussi les questions de logement, transport et crèche. « La problématique est celle du recrutement des jeunes. Ils sont souvent attirés par les grands groupes, les grandes agglomérations, les grandes enseignes, la fonction publique. Il faut qu'on offre une alternative. » L'attractivité du territoire est aussi l'affaire de la communauté de communes, c'est pourquoi Francis Tamarelle, son président, est venu au baptême, qui avait lieu dans la salle du conseil communautaire, à Montesquieu. 

Jean Labant espère aussi que le club pourra faciliter la transmission des sociétés : « 41 % des entreprises de plus de 20 salariés sont dirigées par des seniors, qui sont souvent les fondateurs. Et un gros quart des PMI-PME a un patron âgé de 55 ans et plus. Le film qu'on voit trop souvent, c'est la difficulté à transmettre qui se solde par des destructions d'emplois », dit Jean Labant. 


Entre midi et deux 
Le club s'est donné des statuts au goût du jour : mandat limité à deux ans, parité des genres. Trois des sept responsables sont des femmes (faire la parité avec un nombre impair est un calcul complexe.) La plupart des initiateurs se sont rencontrés dans le cadre du plan d'aide à la création d'entreprise mis en place par la CCM. « On cherchait des patrons pour parrainer les créateurs », raconte le président. Mais voilà : de repas de travail en repas de travail, « entre midi et deux », ils ont lancé le club. Sans en avoir le temps. 

Gilles Guitton